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	<title>DAR, Des Alters Romans</title>
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	<description>Transition et objection de croissance</description>
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		<title>La crise et la bêtise, par Philippe Derudder</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 17:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réfléchir]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Philippe Derudder</p> <p style="text-align: justify;">Il était une fois un paysan qui avait acheté à crédit une terre à l&#8217;orée de son village. Tout le monde était ravi car depuis son installation les villageois avaient accès à une nourriture variée, saine, fraiche avec le plaisir supplémentaire de développer des liens avec leurs voisins lorsqu&#8217;ils allaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img src="http://monnaie-locale-complementaire.net/wp-content/uploads/2011/03/derruder.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Philippe Derudder</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il était une fois un paysan qui avait acheté à crédit une terre à l&#8217;orée de son village. Tout le monde était ravi car depuis son installation les villageois avaient accès à une nourriture variée, saine, fraiche avec le plaisir supplémentaire de développer des liens avec leurs voisins lorsqu&#8217;ils allaient faire leurs courses dans la grange que la femme du paysan avait transformé en magasin, et le sentiment enfin de contribuer à prendre de soin de la Terre, parce que tout était bio et que la nourriture n&#8217;avait que quelques centaines de mètres a parcourir pour arriver dans l&#8217;assiette.<br />
Mais le paysan n&#8217;avait pas fait attention a une chose: il avait accepté un taux d&#8217;intérêt révisable. La conjoncture générale fit que le taux tripla, qu&#8217;il ne parvint plus à faire face et que la banque saisit sa terre.<br />
Crise dans le village !<span id="more-241"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Crise ? mais pourquoi donc ? La terre est-elle devenue inculte ? le paysan incompétent ? les besoins de la population inexistants ? Non tout est toujours là, je veux dire la VRAIE richesse. Mais tout s&#8217;arrête à cause des règles du jeu que quelques uns décident sur la virtualité qu&#8217;est la monnaie. C&#8217;est tout simplement absurde, suicidaire, parfois meurtrier!</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans cette situation qu&#8217;est empêtrée l&#8217;Europe<br />
On est peut être l&#8217;espace le plus riche au monde, tant par nos histoires, nos patrimoines, nos infrastructures, la beauté et la fertilité de nos terres, un immense espace maritime, des savoirs faire dans tous les domaines&#8230; et nous tombons a la vitesse grand V à un niveau qui va nous faire ressembler aux pays pauvres.?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne peut y avoir crise QUE s&#8217;il y a des besoins essentiels a satisfaire et qu&#8217;on ne peut pas y répondre par manque de connaissance, de technique, de ressources humaines ou de compétence&nbsp;&raquo; Est-ce cas en Europe ? non! alors l&#8217;Europe n&#8217;est pas en crise, qu&#8217;on se le dise!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne s&#8217;agit pas de savoir comment sortir de la crise, mais comment sortir de la bêtise qui la crée.</strong><br />
L&#8217;argent par nature n&#8217;est pas la richesse mais la représentation de la richesse existante pour permettre de l&#8217;échange. L&#8217;argent par nature ne peut manquer si la vraie richesse existe ou, s&#8217;il manque, c&#8217;est que le système monétaire est mal conçu. Mais la pensée humaine est tordue au point de vouloir faire rentrer la vie entière dans la logique monétaire au lieu d&#8217;adapter le système monétaire à ce qu&#8217;exige et exprime la vie. La voiture est en panne, mais au lieu de la réparer on met le conducteur en prison. L’être humain a manifestement un côté génial, nous en avons la preuve au travers de ses réalisations, mais quand il se met a être Con (pardon pour la grossièreté mais c&#8217;est déjà trop faible),alors là il fait dans le sublime.</p>
<p style="text-align: justify;">La bêtise actuellement conduit le monde! Nous laisserons-nous dominer par elle? Cette folie doit cesser. Nous ne pouvons pas attendre le changement de la part de nos dirigeants qui manifestement sont enfermés dans la logique financière. A nous de faire le choix de l’intelligence du cœur. Puisque le système monétaire en place asservit et tue, lançons des systèmes qui libèrent grâce aux monnaies complémentaires. Non seulement les pays les plus touchés par la crise (injustifiée) trouveront le moyen de ne pas se laisser broyer, mais en plus nous nous offrirons une expérience où nous pourrons nous redresser dans notre puissance et lancer les bases d&#8217;une économie au service de la vie.</p>
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		<title>&#171;&#160;Tous moutons, tous pucés !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:28:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Désobéissance]]></category>

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		<description><![CDATA[Soirée contre le puçage des animaux et de leurs hommes Le 3 février 2012 de 20h00 à 23h00 <p>Amphi Galilée &#8211; Site Briffaut &#8211; 38, rue Barthélémy de Laffemas. Valence</p> <p>Depuis le 1er juillet 2010, les éleveurs français de brebis et de chèvres sont dans l’obligation de mettre des puces électroniques aux oreilles de leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Soirée contre le puçage des animaux et de leurs hommes<br />
<span style="color: #993300;">Le 3 février 2012 de 20h00 à 23h00</span></h3>
<p><img class="alignright" src="http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/jpg/Image_3.jpg" alt="" width="114" height="183" />Amphi Galilée &#8211; Site Briffaut &#8211; 38, rue Barthélémy de Laffemas.<br />
Valence</p>
<p>Depuis le 1er juillet 2010, les éleveurs français de brebis et de chèvres sont dans l’obligation de mettre des puces électroniques aux oreilles de leurs animaux. Réforme nécessaire ou suite logique d’une société où les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes, d’une manière souvent autoritaire et au détriment des relations humaines ?<span id="more-61"></span></p>
<p>Certains éleveurs s’interrogent sur le bien fondé et l’utilité d’une telle réforme. Y a-t-il un intérêt par rapport à l’identification actuelle ? Ces techniques ne nous font-elles pas glisser vers un modèle agricole industriel alors que tout le monde s’accorde sur la recherche de systèmes plus « naturels » et moins polluants ? L’invasion des nanotechnolo- gies dans la vie de tout un chacun ne présente-t-elle pas le risque d’une société de plus en plus contrôlée, surveillée, où les libertés individuelles s’érodent sans qu’on en ait vraiment conscience ?</p>
<p>Certaine que ces problématiques touchent toute la société et pas uniquement le monde agricole, la Confédération paysanne vous propose de venir vous renseigner et débattre de ces sujets.</p>
<p>PROGRAMME DE LA SOIREE<br />
Présentation de la réforme de l’identification des animaux par les éleveurs<br />
Introduction par Pièce et Main d’œuvre (Grenoble)<br />
Projection de « RFID : la police totale » (28’)<br />
Débat avec la salle</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.nanomonde.org/local/cache-vignettes/L600xH850/Tous_moutons-b0063.jpg" alt="" width="600" height="850" /></p>
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		</item>
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		<title>Aux Petits Robins les 21 et 22 janvier</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/petits-robins/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 09:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Désobéissance]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Samedi 21 janvier :</p> Se placer, se repérer sur l&#8217;axe violent/non-violent et sur je ferais/je ne ferais pas du sucre dans le moteur Au feu ! s&#8217;enchaîner &#8230; Méthodologie de l&#8217;action : les tâches et les rôles Travail en groupe Mise en commun Gérer la violence de l&#8217;adversaire méthodes de résistance corporelle avec des &#171;&#160;outils&#160;&#187; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Samedi 21 janvier :</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: left;"><a href="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/petits-robins.jpg"><img class="size-full wp-image-57 alignright" title="petits-robins" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/petits-robins.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a>Se placer, se repérer sur l&#8217;axe violent/non-violent et sur je ferais/je ne ferais pas</li>
<ul>
<li>du sucre dans le moteur</li>
<li>Au feu !<span id="more-55"></span></li>
<li>s&#8217;enchaîner</li>
<li>&#8230;</li>
</ul>
<li>Méthodologie de l&#8217;action : les tâches et les rôles</li>
<ul>
<li>Travail en groupe</li>
<li>Mise en commun</li>
</ul>
<li>Gérer la violence de l&#8217;adversaire</li>
<ul>
<li>méthodes de résistance corporelle</li>
<li>avec des &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
</ul>
<p><strong>Dimanche 22 janvier :</strong></p>
<ul>
<li>Mise en pratique : occuper une préfecture pour &laquo;&nbsp;libérer Fatima&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Scène de commissariat</li>
<li>Nos droits et la police</li>
<li>Debriefing de la mise en pratique</li>
<li>Les médias</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Café Planet&#8217;AIIRE du 14 décembre 2011</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/cr-decembre-2011/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 15:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://dar.ouvaton.org/?p=45</guid>
		<description><![CDATA[<p>Compte-rendu du « café Planet&#8217;AIIRE » sur le thème «Territoire en transition Pays de Romans » du 14 décembre 2011.</p> <p></p> <p>Note de la rédactrice : Compte-rendu réalisé après coup à partir de peu de notes, mes excuses pour les lacunes qu&#8217;il présente probablement !</p> <p>ParticipantEs : La réunion rassemble une vingtaine de participantEs, dont une quinzaine ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns.png"><img class="alignright size-medium wp-image-47" title="Transitiontowns" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns-300x104.png" alt="" width="300" height="104" /></a>Compte-rendu du « café Planet&#8217;AIIRE » sur le thème «Territoire en transition Pays de Romans » du 14 décembre 2011.</p>
<p><span id="more-45"></span></p>
<p>Note de la rédactrice : Compte-rendu réalisé après coup à partir de peu de notes, mes excuses pour les lacunes qu&#8217;il présente probablement !</p>
<p><strong>ParticipantEs :</strong><br />
La réunion rassemble une vingtaine de participantEs, dont une quinzaine ne font pas encore partie du groupe « Romans en transition ».</p>
<p><strong>Déroulement :</strong></p>
<p>Présentation rapide des grands principes de la transition sur la base du « Manuel de la transition de la dépendance au pétrole à la résilience locale » et de l&#8217;expérience du groupe « Romans en transition » constitué depuis janvier 2011.<br />
Présentation des projets en gestation dans le groupe Romans en transition existant :<br />
Proposition de conférences<br />
Montage d&#8217;un théatre forum<br />
Présence dans un journal ou édition d&#8217;un journal<br />
« Rue en transition »</p>
<p>Tour de table avec pour thème « qu&#8217;est-ce vous comprenez par transition et qui vous a donné envie de venir ce soir ?»<br />
Quelques participantEs sont porteurs de projets qui font écho au thème de la transition :<br />
5 participantEs récemment arrivés dans la région présentent leur collectif et leur projet de « festival des émancipations collectives et populaires » (nom provisoire) envisagé dans les environ en avril 2012.<br />
2 rédactrices du magasine « Passerelle nature » souhaitent faire un dossier sur les initiatives alternatives romanaises dans leur numéro de mars&#8230;<br />
La plupart des présentEs souhaitent s&#8217;engager concrètement dans des actions pour construire des alternatives au mode de vie actuel. La volonté D&#8217;AGIR apparaît très forte, chacunE se sentant démuniE pour réagir seulE devant l&#8217;ampleur des enjeux.</p>
<p>Echange libre autour de ce que pourrait être/faire un groupe « Romans en transition » à l&#8217;avenir.<br />
Le désir d&#8217;action semble faire consensus, d&#8217;autant que le manque de projet concret explique peut-être la relative démobilisation du groupe constitué en janvier 2011.<br />
La vocation d&#8217;un groupe Romans en transition pourrait être de brasser les idées et questions relatives aux enjeux d&#8217;un avenir avec moins d&#8217;énergie, de les rendre présentes sur le territoire afin de susciter de nouvelles initiatives. Le groupe aurait aussi pour vocation de tisser du lien entre les différentes initiatives.<br />
Si on souhaite que la dynamique donne naissance à des projets concrets, le groupe « transition » n&#8217;a pas vocation à les porter en direct (afin de ne pas s&#8217;éparpiller!).</p>
<p><strong>Prochaine rencontre :</strong><br />
La prochaine rencontre aura lieu le jeudi 19 janvier 2012 à 18h30 à la Maison de Quartier St Nicolas (14, place du Chapitre).<br />
ODJ : 18h30-20h00 : présentation/discussions autour du « Manuel de transition&#8230; » afin de refonder une compréhension commune de la démarche de transition ; 20h00-20h30 : repas partagé ; 20h30-22h00 : quels projets concrets à venir ?</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Stage-formation à la désobéissance civile</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/formation-desobeissance/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 16:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Désobéissance]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Xavier Renou, créateur du mouvement des désobéissants (http://www.desobeir.net/), sera à Livron les samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012 pour animer un stage de formation à la désobéissance civile.</p> En pratique ce sera aux &#171;&#160;Petits Robins&#160;&#187; (salle des fêtes) près de de Livron : c&#8217;est ici le samedi et le dimanche, de 10h00 à 18h00 Nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/lors-des-stages-xavier-renou.jpg"><img class="alignright  wp-image-15" title="lors-des-stages-xavier-renou" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/lors-des-stages-xavier-renou-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>Xavier Renou, créateur du mouvement des désobéissants (<a href="http://www.desobeir.net/stages.htm" target="_blank">http://www.desobeir.net/</a>), sera à Livron <span style="color: #99cc00;"><strong>les samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012</strong></span> pour animer un stage de formation à la désobéissance civile.<span id="more-11"></span></p>
<h3><img class="alignright" src="http://www.desobeir.net/images/FaucheursMaisOGM300.jpg" alt="" width="300" height="200" />En pratique</h3>
<ul>
<li><strong>ce sera aux &laquo;&nbsp;Petits Robins&nbsp;&raquo; (salle des fêtes) près de </strong><strong>de Livron : <a href="http://maps.google.fr/maps?q=petits+robins+Livron&amp;hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;sll=46.75984,1.738281&amp;sspn=11.533701,19.665527&amp;vpsrc=0&amp;hnear=Les+Petits+Robins,+Livron-sur-Dr%C3%B4me,+Dr%C3%B4me,+Rh%C3%B4ne-Alpes&amp;t=m&amp;z=15" target="_blank">c&#8217;est ici</a></strong></li>
<li>le samedi et le dimanche, <strong>de 10h00 à 18h00</strong></li>
<li>Nous mangerons sur place avec ce que chacun aura apporté</li>
<li>la participation est de 50,00€ pour ceux qui le peuvent (après, c&#8217;est à chacun de voir selon ses moyens) ; l&#8217;argent sert à financer le mouvement</li>
<li>pour les moins de 18 ans, il faut une autorisation des parents</li>
<li>Pour s&#8217;inscrire : <strong><span style="color: #99cc00;">les inscriptions par formulaire sont fermées. Maintenant, si vous arrivez à l&#8217;heure, vous serez les bienvenus.</span></strong></li>
</ul>
<p>On y apprend à savoir gérer la non violence y compris lorsque la violence policière, patronale ou sociale est manifeste, comment organiser des actions médiatiques et efficaces et surtout comment désobéir à des lois injustes ou qui protègent des situations injustes.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>“vous avez dit désobéisseur ?” par Jean-Marie Muller</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/desobeisseur-muller/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 16:34:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Désobéissance]]></category>

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		<description><![CDATA[ Un texte de Jean-Marie Muller, écrivain et philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur la non-violence, notamment : Dictionnaire de la non-violence, (Gordes, Édition Le Relié Poche, 2005) et Le principe de non-violence. Parcours philosophique (1995, réédité chez Marabout en 1999).[Découvert sur l'excellent site de la LDH Toulon : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4749] <p>Vous avez dit « désobéisseur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<div><img class="alignright" src="http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L71xH62/rubon23-0a82c.jpg" alt="" width="71" height="62" />Un texte de Jean-Marie Muller, écrivain et philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur la non-violence, notamment : <em>Dictionnaire de la non-violence</em>, (Gordes, Édition Le Relié Poche, 2005) et <em>Le </em><em>principe de non-violence. Parcours philosophique</em> (1995, réédité chez Marabout en 1999).[Découvert sur l'excellent site de la LDH Toulon : <a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4749" target="_blank">http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4749</a>]</div>
<div>
<p><strong>Vous avez dit « désobéisseur » ?</strong><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/desobeisseur-muller/#footnote_0_7" id="identifier_0_7" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Source : http://www.irenees.net/fr/fiches/an&amp;#8230;.">1</a></sup></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.irenees.net/_rsc/images/logo_irenees_blanc.gif" alt="" width="150" height="88" />Nos sociétés sont dominées par une culture de l’obéissance. Dès sa première enfance, le petit homme est « <em>formaté</em> » pour obéir. Il doit obéir dans sa famille et à l’école. Devenu adulte, il doit encore obéir dans sa vie professionnelle et dans sa vie civique, le cas échéant à l’armée. S’il pratique une religion, l’obéissance lui sera présentée comme la garantie de sa fidélité. Ainsi, l’individu doit toujours obéir à ses « <em>supérieurs</em>» et la désobéissance est stigmatisée comme une faute grave. Comme telle, elle appelle une sanction sous la forme d’une punition. Selon la théorie de l’État qui a prévalu jusqu’à présent dans nos sociétés, l’obéissance des citoyens à la loi de la majorité est l’un des fondements essentiels de la démocratie. Pratiquement, c’est la loi du nombre qui commande la démocratie. Mais la loi du nombre peut ne pas correspondre à l’exigence du droit. Et, dans ce cas, nul doute que le droit doit prévaloir contre le nombre.<span id="more-7"></span></p>
<p><strong>1. La fonction de la loi</strong></p>
<p>Certes, toute vie en société implique l’existence de lois. Dès que nous voulons jouer ensemble, il nous faut élaborer une règle du jeu. Et le jeu n’est possible que si chacun la respecte. Il serait donc vain, au nom d’un idéal de non-violence absolue, de concevoir une société où la justice et l’ordre pourraient être assurés par le libre concours de chacun, sans qu’il soit besoin de recourir aux interdits et aux obligations imposés par la loi. Celle-ci remplit une fonction sociale qu’on ne saurait nier : celle d’obliger les citoyens à un comportement raisonnable, en sorte que ni l’arbitraire ni la violence ne puissent se donner libre cours. Il ne serait donc pas juste de considérer les contraintes exercées par la loi seulement comme des entraves à la liberté, elles sont d’abord des garanties pour elle. En m’interdisant de voler les biens d’autrui, la loi garantit la sûreté de mes propres biens. Les lois justes sont le fondement même de l’État de droit. Pour autant que la loi remplisse sa fonction au service de la justice, elle mérite le respect et l’obéissance des citoyens.</p>
<p>Il est naturel qu’en démocratie le pouvoir politique bénéficie d’une présomption de légitimité, mais celle-ci n’est pas irréfragable, c’est-à-dire qu’il est possible de lui apporter une preuve contraire. Lorsque la loi cautionne ou engendre elle-même l’injustice, elle mérite la désobéissance des citoyens. La légalité des dispositions prises par l’État ne suffit pas à fonder leur légitimité. L’obéissance à la loi ne dégage pas le citoyen de sa responsabilité. La démocratie exige des citoyens responsables et non pas des individus disciplinés. « <em>La désobéissance civile</em>, affirme Gandhi, <em>est le droit imprescriptible de tout citoyen. Il ne saurait y renoncer sans cesser d’être un homme. La désobéissance civile ne donne jamais suite à l’anarchie, alors que la désobéissance criminelle peut y conduire. Sous peine de disparaître, chaque État met fin à la désobéissance criminelle par la force. Mais ce serait vouloir emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile</em><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/desobeisseur-muller/#footnote_1_7" id="identifier_1_7" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Gandhi, Tous les hommes sont fr&egrave;res, Gallimard, 1969, p. 235-336.">2</a></sup>. »</p>
<p><strong>2. La jurisprudence du procès de Nuremberg</strong></p>
<p>Aux lendemains de la seconde guerre mondiale, la Conférence de Londres se réunit afin d’entériner un accord concernant la poursuite et le châtiment des grands criminels de guerre des puissances européennes de l’Axe. Elle décide la création d’un tribunal militaire international chargé de l’organisation du procès de Nuremberg. Le 8 août 1945, la Conférence adopte le statut du tribunal qui définit pour la première fois trois nouvelles notions juridiques :</p>
<ul>
<li>Les « crimes contre la paix » ;</li>
<li>Les « crimes de guerre » ;</li>
<li>Les « crimes contre l’humanité ».</li>
</ul>
<p>Le statut précise : « <em>Les dirigeants, organisateurs, provocateurs ou complices, qui ont pris part à l’élaboration ou à l’exécution d’un plan concerté ou d’un complot pour commettre l’un quelconque des crimes ci-dessus définis sont responsables de tous les actes accomplis par toutes les personnes en exécution de ce plan. La situation officielle des accusés, soit comme chefs d’État, soit comme hauts fonctionnaires, ne sera considérée ni comme une excuse ni comme un motif de diminution de peine. Le fait que l’accusé ait agi conformément aux instructions de son gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique ne le dégagera pas de sa responsabilité, mais pourra être considéré comme un motif de diminution de peine, si le tribunal décide que la justice l’exige.</em> » En affirmant ainsi que le fait que les accusés aient agi en obéissant aux ordres de leur gouvernement ne saurait les dégager de leur responsabilité, le tribunal crée une jurisprudence reconnaissant non seulement le droit mais le devoir des citoyens de désobéir à des ordres dont l’exécution porte atteinte au respect des droits de l’homme, quelle que soit la fonction exercée par ces citoyens au sein de la société.</p>
<p><strong>3. Le devoir de désobéir aux lois injustes</strong></p>
<p>Ainsi, celui qui se soumet à une loi injuste porte une part de la responsabilité de cette injustice. Ce qui fait l’injustice, ce n’est pas tant la loi injuste que l’obéissance à la loi injuste. Dès lors, pour dénoncer et combattre l’injustice engendrée par la violation du droit, pour lutter contre l’injustice de la loi, il est nécessaire de désobéir à la loi. Le désobéisseur est un dissident, il n’est pas un délinquant. Il ne se désolidarise pas de la collectivité politique à laquelle il appartient : il ne refuse pas d’être solidaire, il refuse d’être complice.</p>
<p>Ce n’est pas la loi qui doit dicter ce qui est juste, mais ce qui est juste qui doit dicter la loi. Aussi bien, lorsque le citoyen estime qu’il y a conflit entre la loi et la justice, il doit choisir de respecter la justice et désobéir à la loi. Ce qui doit inspirer le comportement du citoyen, ce n’est pas ce qui est légal, mais ce qui est légitime. Ici, plusieurs questions se posent. N’est-il pas dangereux de laisser à chaque citoyen la libre appréciation de la légitimité des lois ? Permettre à chacun la liberté d’agir à sa guise, n’est-ce pas instituer le désordre dans toute la société ? Ne va-t-il pas suffire qu’une loi déplaise à un individu pour qu’il revendique le droit de lui désobéir ? Selon quels critères, en définitive, un citoyen peut-il avoir la certitude qu’une loi est injuste ?</p>
<p>À toutes ces interrogations, on ne peut répondre autrement qu’en affirmant que le citoyen doit assumer l’entière responsabilité de ses décisions et de ses actes. En dernière analyse, l’homme ne peut se décider à agir autrement qu’à travers les lumières et les exigences de sa propre raison et de sa propre conscience. Il court certes le risque de se tromper, mais ce risque serait encore plus grand s’il choisissait de se conformer aux décisions prises par d’autres. Pour avoir raison, il faut prendre le risque de se tromper. Choisir l’obéissance inconditionnelle, c’est choisir l’irresponsabilité. Au demeurant, en se mettant délibérément hors la loi, le désobéisseur prend pour lui-même des risques qui peuvent être considérables. Et ces risques sont de nature à le dissuader d’enfreindre la loi pour ne faire valoir que ses intérêts particuliers. L’expérience prouve amplement que le citoyen risque beaucoup plus d’obéir à une loi injuste que de désobéir à une loi juste.</p>
<p>« <em>Le désobéisseur est un dissident, il n’est pas un délinquant. Il ne se désolidarise pas de la collectivité politique à laquelle il appartient : il ne refuse pas d’être solidaire, il refuse d’être complice</em> », J.-M. Muller.</p>
<p><strong>4. La respiration de la démocratie</strong></p>
<p>L’histoire nous apprend que la démocratie est beaucoup plus souvent menacée par l’obéissance aveugle des citoyens que par leur désobéissance. En réalité, l’obéissance passive des citoyens fait la force des régimes arbitraires et totalitaires ; dès lors, leur désobéissance peut être le fondement de la résistance à ces mêmes régimes. « <em>Nous avons compris une grande vérité</em>, écrivait le dissident soviétique Vladimir Boukovski, <em>à savoir que ce n’est pas le fusil, ce ne sont pas les chars, ce n’est pas la bombe atomique qui engendrent le pouvoir, et le pouvoir ne repose pas sur eux. Le pouvoir naît de la docilité de l’homme, du fait qu’il accepte d’obéir.</em> […] <em>Nous savons donc quelle peut être la force foudroyante de l’insoumission de l’homme. Et les puissants le savent aussi</em><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/desobeisseur-muller/#footnote_2_7" id="identifier_2_7" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Vladimir Boukovski, Et le vent reprend ses tours, Paris, Robert Laffont, 1978, p. 35.">3</a></sup>. » La désobéissance civile apparaît nécessaire à la respiration de la démocratie. Loin d’affaiblir la démocratie, elle la protège et la renforce. « <em>Il faut beaucoup d’indisciplinés</em>, écrit Georges Bernanos, <em>pour faire un peuple libre</em><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/desobeisseur-muller/#footnote_3_7" id="identifier_3_7" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Georges Bernanos, Les enfants humili&eacute;s, Paris, Gallimard, 1949, p.77.">4</a></sup>. »</p>
<p>Le devoir de désobéissance civile à une loi, à un règlement ou à un ordre injuste concerne tout particulièrement le citoyen-fonctionnaire. Le code de déontologie des agents de l’État devrait explicitement préciser que tout fonctionnaire doit refuser d’obéir non seulement à un ordre illégal, mais également à un ordre illégitime. Il convient donc que, dans une démocratie, les pouvoirs publics élaborent des instructions officielles sur les obligations des fonctionnaires lorsqu’ils se trouvent confrontés à un ordre illégitime. Ces instructions doivent souligner que les administrations publiques ont un rôle stratégique majeur dans la défense de l’État de droit. Cependant, la déontologie du fonctionnaire, comme toute déontologie, ne peut être définie par la seule référence aux dispositions juridiques, elle doit impérativement se référer aux exigences éthiques.</p>
<p><strong>5. Du désobéissant au « désobéisseur »</strong></p>
<p>Il est tout à fait remarquable que notre langue n’a pas éprouvé le besoin de nous offrir un substantif au verbe « <em>désobéir</em> ». Elle ne nous permet pas de nommer l’acteur qui désobéit. Comme si l’acte de désobéissance ne pouvait en aucun cas être légitimement revendiqué par un acteur. Ainsi, le verbe désobéir n’a pas produit de substantif, comme le verbe démolir a produit démolisseur, le verbe fournir a produit fournisseur, etc. Notre langue ne nous permet que d’employer l’adjectif désobéissant, qui est le participe présent adjectivé du verbe désobéir. Le même mot n’a pas été substantivé et ne peut donc être employé comme un nom. De celui qui désobéit, on peut dire qu’il est désobéissant, on ne peut pas dire qu’il est un désobéissant, comme on peut dire de celui qui milite qu’il est un militant. Il est très significatif que le Petit Robert, après avoir précisé ainsi la signification de l’adjectif désobéissant : « <em>qui désobéit</em> », croit devoir ajouter aussitôt : « <em>ne se dit guère que des enfants</em> »… Quant au Dictionnaire historique de la langue française, publié sous la direction d’Alain Rey, il nous dit que l’adjectif désobéissant « <em>est d’emploi très usuel, souvent appliqué aux enfants</em> »… Pour sa part, le Dictionnaire français illustré des mots et des choses, publié en 1910 sous la direction de MM. Larive et Fleury, illustre le mot désobéissant par cette phrase : « <em>Un écolier désobéissant fatigue ses maîtres</em> »…</p>
<p>L’enfant désobéissant, c’est celui qui manque à son devoir, qui commet une faute et il mérite une punition. Tout cela est fort instructif et montre combien le mot désobéissant a, dans notre langue et dans notre culture, une connotation infantilisante et définitivement négative. Par analogie, le citoyen désobéissant est également celui qui manque à son devoir. Il est considéré comme un délinquant qui commet une infraction à la loi. Par définition, il est coupable de désobéir et il doit subir les sanctions prévues par la loi. Souvent, l’enfant désobéissant intériorise sa faute, se sent coupable et s’efforce de se cacher pour ne pas être vu, ne pas être pris et ne pas être puni. Jamais, il ne se vantera de sa désobéissance. S’il est soupçonné d’avoir désobéi, le plus souvent, il n’hésitera pas à recourir au mensonge pour s’innocenter. Pour se protéger, il s’installera dans le déni. De même, le citoyen désobéissant, par exemple le voleur, a souvent conscience d’avoir commis une fraude. Si son forfait venait à être découvert, il ne pourrait échapper à la réprobation générale. C’est pourquoi, il se gardera bien de revendiquer son action.</p>
<p>Mais la désobéissance peut être également pour l’enfant le moyen d’exprimer ouvertement sa colère et sa révolte face à l’autorité des adultes. Dans ce cas, il ne désobéit pas en se cachant, mais, au contraire, il désobéit au su et au vu de tout le monde. Le citoyen peut également faire éclater sa révolte contre une société dont il récuse toutes les lois.</p>
<p>Faute de mieux, on en est venu à désigner les citoyens engagés dans une action de désobéissance civile à une loi injuste en substantivant le participe présent du verbe désobéir : on les a appelés et ils se sont eux-mêmes appelés les désobéissants. Or, le citoyen qui désobéit à la loi parce qu’il considère qu’elle est injuste et qu’il veut, par son action, faire prévaloir la justice ne saurait être désigné par le même adjectif qui désigne celui qui se dérobe à son devoir de citoyen par un acte délinquant. Ce serait déjà le disqualifier en le nommant. Son comportement est à l’opposé de celui qui se rend coupable en désobéissant à une loi qui garantit la justice de l’ordre établi. En outre, le citoyen qui s’engage dans une action de désobéissance civile ne vient pas crier sa révolte contre la société sur la place publique. Il veut participer à la construction d’une société plus juste. C’est pourquoi, pour nommer le citoyen qui assume pleinement et revendique son acte de désobéissance, il convient de créer le substantif du verbe désobéir, c’est-à-dire celui de désobéisseur. Pour sa part, à l’inverse du citoyen désobéissant, le désobéisseur revendique haut et fort sa désobéissance dont il entend assumer toute la responsabilité. Il veut être l’acteur raisonnable, lucide, conscient, clairvoyant, comptable de son acte de désobéissance.</p>
<p>Ce néologisme se trouve justifié par une approche linguistique. À propos de la morphologie des mots, les linguistes nous disent que le suffixe « eur » sert à former, à partir d’un verbe, un nom d’agent qui désigne l’auteur d’une action. Le démolisseur est celui qui mène une action de démolition. Les substantifs formés à partir du participe présent d’un verbe, avec le suffixe « ant », ont une autre connotation : ils désignent celui qui prend une habitude, qui se donne une règle générale de conduite. L’enfant désobéissant est l’enfant mal élevé qui ne cesse de désobéir. Le militant n’est pas celui qui pose « <em>un acte de militance</em> », mais celui qui milite. Et il milite le plus souvent toute sa vie : il a « <em>une vie de militance</em> ». Le désobéisseur n’est pas un « <em>désobéissant</em> » en ce sens qu’il n’a pas pris l’habitude de désobéir, qu’il ne désobéit pas « <em>généralement</em> ». Au contraire, il a l’habitude d’obéir normalement aux lois dont il reconnaît la fonction sociale dans le maintien d’un Etat de droit. Et c’est précisément par le fait qu’il est un « <em>bon citoyen</em> » que l’action du désobéisseur prend toute sa valeur.</p>
<div align="right"><strong>Jean-Marie Muller</strong></div>
</div>
<div></div>
</div>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_7" class="footnote">Source : <a href="http://www.irenees.net/fr/fiches/analyse/fiche-analyse-847.html">http://www.irenees.net/fr/fiches/an&#8230;</a>.</li><li id="footnote_1_7" class="footnote">Gandhi, <em>Tous les hommes sont frères</em>, Gallimard, 1969, p. 235-336.</li><li id="footnote_2_7" class="footnote">Vladimir Boukovski, <em>Et le vent reprend ses tours</em>, Paris, Robert Laffont, 1978, p. 35.</li><li id="footnote_3_7" class="footnote">Georges Bernanos, <em>Les enfants humiliés</em>, Paris, Gallimard, 1949, p.77.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>De l’individuel au collectif : le hiatus</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/de-lindividuel-au-collectif-le-hiatus/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 12:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La mise en oeuvre des stratégies de changement pour passer de la société actuelle &#8211; de fait aux mains de la finance &#8211; à une nouvelle société, humaine et solidaire, ne peut se faire valablement sans un bon équilibre de nos ressorts psychologiques et spirituels.</p> <p>Comme il s’agit d’un changement de paradigme &#8211; passant par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mise en oeuvre des stratégies de changement pour passer de la société actuelle &#8211; de fait aux mains de la finance &#8211; à une nouvelle société, humaine et solidaire, ne peut se faire valablement sans un bon équilibre de nos ressorts psychologiques et spirituels.</p>
<p>Comme il s’agit d’un changement de paradigme &#8211; passant par un remaniement profond de notre modèle de société &#8211; il y a remise en cause non seulement des conditions matérielles d’existence mais aussi de notre façon de vivre intérieurement les situations, notamment quand elles sont tendues, conflictuelles ou angoissantes, et de plus quand elles touchent les questions de pouvoir.</p>
<p>Ce qui suit &#8211; qui s’applique notamment au modèle occidental de société &#8211; est à prendre en globalité, sachant qu’il convient de nuancer pour chaque personne en particulier.</p>
<p><span id="more-146"></span>Pour aborder le thème proposé il importe de voir que se conjuguent deux facteurs.</p>
<h3><span style="color: #993300;">1.   Notre immaturité psychologique et spirituelle.</span></h3>
<p>Notre société a utilisé à fond les acquis remarquables de la science prolongés par les performances de la technologie jusqu’à encadrer nos vies d’un ensemble de matériels, fonctionnels et souvent ludiques, qui nous accaparent à la fois :</p>
<ul>
<li>par le temps d’utilisation et l’attention mentale que nous leur consacrons,</li>
<li> et par le confort matériel dispensé au quotidien.</li>
</ul>
<p>Du coup nous avons tendance à considérer notre champ d’existence comme défini par la matérialité des choses et par ses activités diverses, y compris celles de notre corps physique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cela se fait au détriment de notre vie intérieure, pourtant riche de réactions immédiates mais plus ou moins bien identifiées. Ainsi nous nous laissons emporter par :</p>
<ul>
<li>nos émotions,</li>
<li>nos peurs,</li>
<li>nos désirs,</li>
<li>nos croyances,</li>
<li>notre soumission ou, à l’inverse, notre besoin de pouvoir,</li>
<li>la méconnaissance de l’autre, quand ce n’est pas son rejet,</li>
</ul>
<p>toutes manifestations intérieures que nous prenons au premier degré et qui souvent nous manipulent malencontreusement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus ce pouvoir matériel que nous avons acquis a pour effet :</p>
<ul>
<li>la mise à disposition facile de matériels procurant une grande autonomie à chacunE (voiture, ordinateur, téléphone portable, &#8230;),</li>
<li>la multitude des fonctions et des postes de travail ne nécessitant pas l’entr’aide.</li>
</ul>
<p>Cela a permis le développement d’un individualisme (parfois nourri d’instinct de puissance) qui a pris le pas sur le collectif.</p>
<p>Il n’est pas automatique que cet individualisme-là se préoccupe de la vie intérieure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Apparaît alors la nécessité d’évoluer intérieurement<sup><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/de-lindividuel-au-collectif-le-hiatus/#footnote_0_146" id="identifier_0_146" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le &laquo;Manuel de transition&raquo; ne dit rien d&rsquo;autre ; lire page 95 le 1er paragraphe du sous-titre &laquo;Quelle force &amp;#8230; ?&raquo; : &laquo;&amp;#8230; les Initiatives de Transition sont d&rsquo;autant plus fortes qu&rsquo;elles prennent en compte les dimensions ext&eacute;rieures et int&eacute;rieures au changement, &amp;#8230;&raquo;">1</a></sup></em></sup>, de gagner en connaissance de soi, de prendre du recul par rapport à l’émotion (tout en la repérant), de prendre en compte les autres dans leur différence.</p>
<p>Ceci pour aborder plus sereinement, et donc plus efficacement, les grands choix individuels et collectifs d’évolution sociale, et éviter ainsi de retomber dans les conflits (parmi lesquels les pièges du pouvoir personnel ou clanique) &#8211; et quand il y a conflit de ne pas s’y enliser afin de savoir le gérer dans le respect mutuel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #993300;">2.    La difficulté de respecter ses choix éthiques.</span></h3>
<p>On est généralement porteur, naturellement, de belles aspirations pour les siens, pour soi, pour ses amis, ses voisins (pas toujours, c’est vrai) et même parfois pour les autres !</p>
<p>Quant aux affaires du monde quantité de gens souhaitent la santé environnementale et le bien-être social. Cependant ces belles aspirations, issues du bon sens, de la générosité et de l’honnêteté des unEs et des autres, n’aboutissent généralement pas.</p>
<p>Des obstacles s’interposent :</p>
<ul>
<li>des contraintes économiques (perdre son travail),</li>
<li>des désirs (avant tout se faire plaisir, rechercher un bien-être, un pouvoir personnels),</li>
<li>des peurs (situation inconnue, ou perçue comme dangereuse, ou le qu’en dira-t-on),</li>
<li>la force d’inertie, le doute<sup><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/de-lindividuel-au-collectif-le-hiatus/#footnote_1_146" id="identifier_1_146" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="voir le &laquo;Manuel de Transition&raquo; p.94 en bas &agrave; droite : &laquo;&amp;#8230; trouver le moyen de surmonter nos tueurs de r&ecirc;ves int&eacute;rieurs que sont la peur, le cynisme et le doute.&raquo;">2</a></sup></sup>,</li>
</ul>
<p>quand ce n’est pas, bien sûr, la malhonnêteté du double langage (dont il n’est pas question ici).</p>
<p>Ces obstacles empêchent d’aller suivant notre éthique.</p>
<p>J’appelle cela le hiatus, soit le conflit<sup><a href="http://dar.ouvaton.org/de-lindividuel-au-collectif-le-hiatus/#footnote_2_146" id="identifier_2_146" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;Manuel de transition&raquo; p.93 en haut : &laquo;&amp;#8230; si un conflit se d&eacute;veloppe entre la partie de nous qui voit la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;un changement et la partie habitu&eacute;e &agrave; la consommation et qui ne veut pas s&rsquo;en passer.&raquo;">3</a></sup> </em>entre l’éthique et l’intérêt personnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois compris cela, nous sommes conduits à faire un travail sur soi, complémentaire à celui évoqué  en 1. , et qui comprend plusieurs étapes. Je les repère comme ceci :</p>
<ul>
<li>le hiatus, s’il n’est pas ignoré ou écarté d’un revers de main, peut être générateur de <span style="text-decoration: underline;">malaise</span></li>
<li>au positif ce malaise peut entraîner une <span style="text-decoration: underline;">prise de conscience</span></li>
<li>reste à passer à l’<span style="text-decoration: underline;">application pratique</span><sup><a href="http://dar.ouvaton.org/de-lindividuel-au-collectif-le-hiatus/#footnote_3_146" id="identifier_3_146" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="voir &laquo;Manuel de transition&raquo; p.91 un sch&eacute;ma pour un processus analogue (encore plus d&eacute;taill&eacute;) et bas&eacute; sur l&rsquo;exemple pertinent d&rsquo;un d&eacute;m&eacute;nagement">4</a></sup> ,le plus difficile ; c’est là qu’il est important d’avoir évolué intérieurement, d’avoir quitté les vieux schémas et de sentir qui on est maintenant :</li>
</ul>
<p>suis-je capable de faire autrement qu’avant ?</p>
<p>dans quelle mesure je me donne le droit de me faire plaisir ?</p>
<p>ou si le geste personnel l’a emporté à mon insu, est-ce que je m’en rends compte ?</p>
<p>J’aime bien présenter ce moment de passer à l’application pratique par cette formule :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>comment être intérieurement &#8230;.</strong></p>
<p><strong>                            &#8230;. pour mieux savoir comment faire extérieurement</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«Comment être intérieurement» mesure le bon état de cette évolution entreprise.</p>
<p>Et  «comment faire extérieurement» représente l’action dont on espère qu’elle tend vers l’éthique et qu’elle s’inscrira dans la durée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour s’engager dans cette évolution intérieure restent :</p>
<ul>
<li>à approfondir les mécanismes cités en 1. et 2. et notamment repérer mes démons, ces énergies puissantes et personnelles qui m’accompagnent dans le quotidien ordinaire,</li>
<li>puis à emprunter quelques pistes proposées pour avancer dans ce nouveau territoire intérieur.</li>
</ul>
<p>Tout un développement. Il figure dans mon livre en préparation : «Utopie en 30 jours».</p>
<p align="right"> Jean-Claude Bidaux</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_146" class="footnote">Le «Manuel de transition» ne dit rien d’autre ; lire page 95 le 1er paragraphe du sous-titre «Quelle force &#8230; ?» : <em>«&#8230; les Initiatives de Transition sont d’autant plus fortes qu’elles prennent en compte les dimensions extérieures et intérieures au changement, &#8230;»</li><li id="footnote_1_146" class="footnote">voir le «Manuel de Transition» p.94 en bas à droite : «<em>&#8230; trouver le moyen de surmonter nos tueurs de rêves intérieurs que sont la peur, le cynisme et le doute.»</em></li><li id="footnote_2_146" class="footnote">«Manuel de transition» p.93 en haut : <em>«&#8230; si un conflit se développe entre la partie de nous qui voit la nécessité d’un changement et la partie habituée à la consommation et qui ne veut pas s’en passer.»</li><li id="footnote_3_146" class="footnote">voir «Manuel de transition» p.91 un schéma pour un processus analogue (encore plus détaillé) et basé sur l’exemple pertinent d’un déménagement</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Romans en transition : réunion du 26 septembre</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 12:40:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Présents : Jean Pierre, May, Lucie, Patrice, Clémence, Patrice (de Valence), Pierrick (de Sortir du nucléaire), Francis (le grand), Jean-Thomas, Jean-Claude, Michel.</p> <p>Lors de la rencontre précédente nous avions remarqué que nos réunions peuvent se situer au niveau de la tête, du coeur ou des mains. Ce 26 octobre a été une réunion coeur pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présents</strong> : Jean Pierre, May, Lucie, Patrice, Clémence, Patrice (de Valence), Pierrick (de Sortir du nucléaire), Francis (le grand), Jean-Thomas, Jean-Claude, Michel.</p>
<p><a href="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns.png"><img class="alignright size-full wp-image-47" title="Transitiontowns" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns.png" alt="" width="400" height="139" /></a>Lors de la rencontre précédente nous avions remarqué que nos réunions peuvent se situer au niveau de la tête, du coeur ou des mains. Ce 26 octobre a été une réunion coeur pour la plus grande partie (échanges sur comment se sentent les uns et les autres dans le groupe, mise à jour de tensions et échanges à leur sujet&#8230; avec pour finir une bonne partie de rigolade). Pour autant nous avons conclu avec nos mains et des perspectives d&#8217;actions sont ouvertes.<strong></strong></p>
<p><span id="more-144"></span></p>
<p><strong>Relevé des &laquo;&nbsp;Chantiers de la transition&nbsp;&raquo; envisagés :</strong></p>
<div>
<ul>
<li>Organiser une conférence par mois sur un thème relatif à la transition (en faisant &laquo;&nbsp;pot commun&nbsp;&raquo; de nos idées, moyens et contacts pour tenir le rythme)</li>
<li>Constituer une petite troupe motivée pour monter un spectacle sur la transition. On peut imaginer un spectacle adapté aux enfants qui tournerait dans les écoles et un mode d&#8217;intervention plus tourné vers les adultes, qui nous permettrait par exemple de rendre des conférences plus interactives (idées à mûrir par les personnes intéressées pour créer les interventions). Plusieurs présents se disent d&#8217;emblée volontaires pour être partie prenante de cette troupe.</li>
<li>Investir un encart dans un journal local, de sorte que chaque numéro porte un message de notre part&#8230; Est-il possible d&#8217;envisager d&#8217;aller plus loin et de créer un journal associatif permettant de mieux communiquer sur nos initiatives respectives et nos idées communes ?</li>
<li>Organiser une manifestation type &laquo;&nbsp;Rue en transition&nbsp;&raquo; où nous mettrions en scène sur une rue donnée la vie dans le monde de l&#8217;après-pétrole. L&#8217;idée proposée à l&#8217;origine pour la durée d&#8217;un WE évolue au fil des échanges vers deux semaines, un mois&#8230; et, chiche : &laquo;&nbsp;On ne rend jamais cette rue !&nbsp;&raquo;. Ce chantier apparaît conséquent et ayant un potentiel important tant pour fédérer les différents acteurs romanais qui se retrouvent dans les idées de la transition que pour toucher de nouveaux publics.</li>
</ul>
</div>
<div><strong>Autres idées exprimées, à mûrir :</strong></div>
<div>
<ul>
<li>Lister patiemment comme une sorte de catalogue, tout ce que nous utilisons ou tout ce qui nous occupe au fil de la journée et qui appartient à la société du pétrole&#8230;</li>
<li>Comment pourrait-on réinvestir la rivière qui traverse la cité ? Concrètement ou symboliquement ?</li>
<li>S&#8217;amuser à diffuser des offres d&#8217;emploi pour 2030, présentant donc des métiers insolites et dans des conditions d&#8217;exercice transformées. (Une réaction : l&#8217;emploi salarié n&#8217;aura-t-il pas disparu en 2030?)</li>
<li>Se rapprocher du mouvement initié actuellement par Colibri, très proche des idées de la transition et attaché à la pratique des &laquo;&nbsp;forums ouverts&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Essayer de faire des conférences dans des lieux insolites ou en tous cas différents des lieux habituels où un grand nombre de personnes n&#8217;iront jamais.</li>
</ul>
</div>
<div><strong>Un autre chantier, plus interne, apparaît à beaucoup un enjeu important : </strong></div>
<div>
<ul>
<li>Comment on fait entre nous pour fonctionner le plus démocratiquement possible? Pour partager réellement la parole ? Pour éviter les comportements excluant malgrée eux (exemple cité de cette attitude que l&#8217;on a parfois d&#8217;introduire son propos en sous-entendant que tout le monde y est déjà acquis : manière douce d&#8217;imposer son idée)&#8230;</li>
</ul>
</div>
<div>Voilà, que les présents n&#8217;hésitent pas à compléter !</div>
<p>Clémence</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Romans en transition : réunion du 6 juin</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/romans-en-transition-reunion-du-6-juin/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 12:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Salut à tous les transitionneuses et transitionneurs,</p> <p>J’ai un peu patienté pour écrire ce compte-rendu afin de pouvoir véritablement en faire un bilan à froid malgré la température.</p> <p>Donc voici :</p> <p>Tous d’abord, ce fut une réunion exceptionnellement peu envisagée par beaucoup d’entre nous puisque nous n’étions que 8 puis 9 personnes, ce qui n’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Salut à tous les transitionneuses et transitionneurs,</strong></em></p>
<p>J’ai un peu patienté pour écrire ce compte-<a href="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns.png"><img class="alignright size-medium wp-image-47" title="Transitiontowns" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns-300x104.png" alt="" width="300" height="104" /></a>rendu afin de pouvoir véritablement en faire un bilan à froid malgré la température.</p>
<p>Donc voici :</p>
<p>Tous d’abord, ce fut une réunion exceptionnellement peu envisagée par beaucoup d’entre nous puisque nous n’étions que 8 puis 9 personnes, ce qui n’est pas beaucoup, mais qui finalement a permis une grande liberté de parole à chacun des présents.</p>
<p><span id="more-142"></span></p>
<p>Comme il avait été annoncé à la réunion précédente, le menu du jour a été de savoir quelle pourrait être la forme la mieux adaptée à une prise de décision au sein de roman en transition. Pour cela, j-p nous a proposé une sorte de jeu de rôles « théâtre forum » où quelques uns d’entre nous se sont mis en situation de faire un choix d’une cruciabilité existentielle, en campant chacun un personnage représentant un type de pouvoir décisionnel : le démocrate, le dictateur, le hasard, le conciliateur, l’anarchiste…</p>
<p>Le but du jeu n’étant pas pour l’instant de définir de façon tranchée le mode de choix à adopter, nous n’avons donc pris aucune décision quant à l’objet du débat, mais nous avons plutôt débattus sur les avantages et les inconvénients de chacune des formes décisionnelles, et comment chacune se plaçait par rapport aux autres. De plus, nous avons convenu que ce jeu peut être en soi un mode décisionnel, puisqu’en campant un personnage qui ne réfléchit pas forcement comme nous l’aurions fait, on y trouve une forme de recul et de dépassionnalisation par rapport au débat, qui permet d’apporter d’autres arguments, d’autres positionnements, de la part des joueurs mais aussi des spectateurs qui regardent et analysent la scène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Durant la 2eme partie de la réunion, certains membres de l’assemblée nous ont fait part d’un conflit qu’ils avaient subi quelques jours auparavant. Comme ça ne concerne pas le groupe de transition, je ne m’appesantirais pas à exposer la teneur du problème en question. Nous avons donc décidé de soumettre le litige au jeu auquel nous venions de jouer pour tenter de l’apaiser en le raisonnant, et essayant de confronter les points de vues. Plusieurs personnes se sont donc désignées pour représenter les différentes parties en essayant d’imaginer quelles pourraient être les réactions et les arguments des protagonistes.</p>
<p>La mise en scène a permis aux personnes concernées d’évacuer une partie de leur rancœur et finalement de se sentir mieux. On en a donc conclu que se pouvait être un bon exercice pour apaiser les tensions entre nous, ou du moins qu’on pourrait s’organiser ce genre de séance de temps en temps pour que chacun de nous puisse quand il le souhaite nous faire part de certains de ses problème et qu’on l’aide à les résoudre. Car il ne faut pas oublier qu’un bon transitionneur est un transitionneur heureux et serein.</p>
<p>Sur ce, nous avons clos la réunion en nous promettant de nous revoir aux environs du deuxième lundi du mois de septembre, car il semblerait que d’ici là nous n’allons pas avoir beaucoup plus de monde que le 6 juin.</p>
<p>Et nous avons décidé que cette réunion de rentrée sera placée sous le signe de la main, car c’est bien joli tous ces blablas, mais nous, nous avons aussi besoin d’actions. Donc en septembre nous allons commencer à envisager les actes possibles du groupe transition, pour dévoiler notre existence à la face du monde et de Romans.</p>
<p>Sur ce passez tous de bonnes vacances sans pétrole (il faut commencer à s’y faire), et n’oubliez pas, si vous avez du temps libre, de nous raconter ce que vous avez fait le 16 mai 2030.</p>
<p>Jean-Thomas Bareau</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Romans en transition : instantanés du 16 mai 2030…</title>
		<link>http://dar.ouvaton.org/romans-en-transition-instantanes-du-16-mai-2030/</link>
		<comments>http://dar.ouvaton.org/romans-en-transition-instantanes-du-16-mai-2030/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 12:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160;</p> à la Maison de quartier Saint-Nicolas de 18h30 à 22h00 rencontre du 16 mai → chacun raconte à son envie sa journée du 16 mai 2030 <p></p> <p>Le Musiciens de la Maison de Quartier St Nicolas partent en tournée dans toutes les écoles de Romans et s’arrêtent dans la rue pour faire un p’tit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><a href="http://le-dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2011/01/Transitiontowns.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-723" title="Transitiontowns" src="http://dar.ouvaton.org/wp-content/uploads/2012/01/Transitiontowns.png" alt="" width="240" height="83" /></a></strong></h2>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #99cc00;"><strong>à la Maison de quartier Saint-Nicolas</strong></span></h2>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #99cc00;"> de </span><strong>18h30 <span style="color: #99cc00;">à</span> 22h00</strong></h2>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>rencontre du 16 mai</strong></span></h2>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>→ chacun raconte <em>à son envie </em>sa journée du 16 mai <em>2030</em></strong></span></h3>
<p><span id="more-136"></span></p>
<p>Le Musiciens de la Maison de Quartier St Nicolas partent en tournée dans toutes les écoles de Romans et s’arrêtent dans la rue pour faire un p’tit air en passant</p>
<p>Le temps est paysan, le jour se lève avec le soleil…</p>
<p>Mon temps est partagé entre des tâches quotidiennes plus longues, individuelles – et des temps collectifs (par exemple mise en place de la pisciculture dans l’Isère, faire du pain, entretenir l’espace…)</p>
<p>J’occupe un espace individuel dans un îlot d’habitat collectif, quand même organisé en quartiers. Le matin je jardine et fait le pain, l’après-midi j’encadre un atelier avec les enfants du quartier (des formations pratiques pour les enfants sont assurées de manière tournante par les parents)… Tandis que mon fils passe son permis de carriole <img src='http://dar.ouvaton.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Le soir je participe à une réunion pour préparer les vacances en vélo de cet été.</p>
<p>Il y a un minimum social d’existence pour tous et le travail salarié n’existe pas.</p>
<p>Je descends mon compost pour le mettre dans le jardin au bout de la rue. Je marche sur de l’herbe et je croise des poules. Je croise Michel qui attend le transport collectif et on discute un moment.</p>
<p>On se retrouve tous au Conseil municipal… La ballade musicale d’école à école organisée par la MQ anime en fait une exposition photo du temps d’avant quand y’avait du pétrole…</p>
<p>Ce jour-là je dois faire mon devoir de participation municipale en tant que « maire du jour ». Quelle barbe.</p>
<p>Je rejoins les copains pour une partie de pêche au bord de l’Isère.</p>
<p>Tous les platanes ayant été remplacés par les fruitiers, il y a déjà quelques cerises à déguster !!</p>
<p>Il y a beaucoup d’espaces verts… Tous les romanais viennent y pique-niquer le soir !</p>
<p>Aujourd’hui c’est l’inauguration de la nouvelle usine de pavés.</p>
<p>Kazacycle est devenue la plus grosse boite du département car tous les garages ont été convertis en ateliers vélos fédérés ! FBFC à coulé…</p>
<p>On sait gérer la violence autrement (qu’en jetant de pavés <img src='http://dar.ouvaton.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>C’est le dernier jour du démentellement du CERCA</p>
<p>C’est aussi le dernier jour de la convertibilité des €uros en Mesure (dont les billets sont depuis longtemps fait de cuir, évidemment).</p>
<p>Il y a des bassins de spiruline dans l’Isère.</p>
<p>Francis est PDG (d’un jour) d’un atelier d’autoconstruction d’éoliennes.</p>
<p>Ce 16 mai 2030 je me balladais tranquillement sans aucun but, j’étais ouverte à l’inconnu, disponible pour papoter, javais le temps de m’asseoir dehors…</p>
<p>Les conteurs, les musiciens et les poêtes sont devenu des gens très respectés.</p>
<p>Je suis content car je ne suis pas pressé ce jour là car je n’ai pas besoin d’acquérir des biens de consommation.</p>
<p>Je descends de mon 3<sup>ème</sup> étage par la passerelle extérieur et j’atterri sur la terrasse. Elle est couverte de végétation et agrémentée d’un petit bassin, ainsi que toutes les terrasses alentours.</p>
<p>Je vais à la gare avec mes filles pour aller voir mes Grands parents pour un WE de 10 jours dans l’Ain.</p>
<p>Je viens à Romans depuis Montchenu en transport collectif, par un moyen de locomotion simple.</p>
<p>Je m’embarque en péniche ou pédalo pour aller à Valence (On a détruit le barrage et construit une écluse sur l’Isère, à la pioche <img src='http://dar.ouvaton.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>C’est la sortie du dernier tandem couché de Kazacycle.</p>
<p>Quand je me lève j’ai vu sur la place. Il n’y a ni poubelle ni camion mais : un potager animé, un café avec terrasse… Les nombreuses cours cachées en tre les immeubles sont des lieux propres et vivants.</p>
<p>Il n’y a plus de poubelles (que des déchets organiques), plus e DGcodes, ni même de clés…</p>
<p>Pour « sonner » chez moi, on attrape la boîte de conserve (en bois) qui pend à son fil et on appelle (il y en a plein il faut trouver la mienne et démêler un peu).</p>
<p>On inaugure le « surpermarché » (« halles » ? « coopérative » ?) autogéré.</p>
<p>Retour des halles à Fanal.</p>
<p>C’est la fête de la brasserie locale.</p>
<p>Redéveloppement de l’artisanat du cuir pour les chaussures et les sacoches de vélo (il faut manger de la viande !)</p>
<p>Il y a une « Auberge de gentillesse » gratuite pour les gens de passage.</p>
<p>On vit dans de l’habitat groupé intergénérationnel.</p>
<p>L’agriculture se fait de nouveau sur des petites parcelles. On retrouve l’agriculture traditionnelle… ainsi que des arachides, ananas, dates…</p>
<p>Ce 16 mai 2030, on rénove collectivement le temple de la transition (tout le village se consacre à la même tâche en même temps).</p>
<p>On a le droit à la créativité dans l’habitat. On peut construire ce que l’on veut, de la couleur que l’on veut…</p>
<p>Je cultive des parcelles de plantes médicinales.</p>
<p>Ce jour là je ramasse des plantes sauvages et je verrai ensuite ce que je pourrais faire avec, tester de nouvelles choses…</p>
<p>Verticalité de l’habitat.</p>
<p>On est beaucoup plus nombreux par maison, il y a moins d’espace de circulation, on a besoin de moins d’espace chacun individuellement (cuisines collectives…).</p>
<p>Ce sont les 5 ans de « Romans commune libre ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Question suite à cette litanie de rêves : Qu’est-ce qu’on va en faire ???</strong></p>
<ul>
<li>Besoin d’aller plus loin</li>
<li>Besoin de le retranscrire tel quel</li>
<li>Envie d’en voir naître une histoire</li>
<li>Ou chacun son histoire du 16 mai 2030, rassemblées dans un même classeur</li>
<li>Ceux qui font le compte-rendu lui donnent la forme qu’ils veulent</li>
<li>Il faudrait aller vers un plan de descente énergétique</li>
<li>Vœux que notre travail ne nous ferme pas à l’extérieur</li>
<li>Ces rêves posent tous les thèmes de questionnements</li>
<li>Que les propositions individuelles deviennent collectives (en partager l’attrait, partager l’action de petits pas vers la même vision.<strong></strong></li>
</ul>
<p><strong></strong> → On tape le brut pour chacun puisse s’en saisir comme il veut.</p>
<p><strong>Proposition pour la prochaine fois :</strong></p>
<ul>
<li>On prend un temps de réflexion sur notre fonctionnement démocratique. On fait un atelier sur les modes de décision ensemble. Comment on partage les accords / désaccords ?</li>
<li>Responsables : Jean-Pierre, Anouck et Francis, aidés d’Aurélie et Framboise</li>
<li>RDV : Lundi 6 juin, 18h30 à la Boucherie.</li>
</ul>
<p><span style="color: #000000;">→ Le manuel de transition : <a href="http://le-dar.ouvaton.org/manuel-transition">cliquer ici pour une présentation</a>.</span></p>
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